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ON BRADE ALSTOM

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF était mardi 17 octobre à Grenoble pour soutenir les salariés de Général Electric Hydro Grenoble, visés par un plan de 345 licenciements. Il est intervenu sur le projet d’absorption d’Alstom par Siemens et a notamment déclaré que le gouvernement a décidé de ne pas acheter les actions cédés par Bouygues au capital d’Alstom pace que cette décision était une condition exigée par Siemens pour réaliser la fusion.

« C’est un scandale ! Le gouvernement abandonne sciemment un actif stratégique dans Alstom et l’industrie ferroviaire pour les beaux yeux des actionnaires et de la finance qui contrôleront le futur groupe ».

Il nous faut exiger un débat national pour que l’Etat revienne sur sa décision.

Il faudrait en finir avec ce dogme consistant à prétendre que, pour pouvoir coopérer efficacement, il faut fusionner.

La création de co-entreprises à parité ou de groupement d’intérêt économique (GIE) le permettent bien mieux, n’impliquant pas une dépense en capital financier tout en rendant possible la mutualisation des coûts et la coopération. C’est d’ailleurs ce qui a assuré à l’origine le succès  du modèle de coopération d’Airbus, auquel le gouvernement se réfère, mais dont le montage est très éloigné.

Des coopérations européennes ambitieuses sont particulièrement nécessaires en matière de recherche et développement (R&D), dont le partage des coûts et des résultats est devenu un impératif. Mais ce n’est en aucun cas ce qui est proposé avec l’absorption d’Alstom par Siemens puisqu’à cette occasion, près de 2 milliards d’euros seraient dilapidés en dividendes et primes de contrôle aux actionnaires, soit l’équivalent de huit années du budget de R&D d’Alstom.

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