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Soutien aux cheminots en grève et aux intermittents et à tous ceux qui luttent en Essonne..

Le Conseil départemental du PCF a adopté le 18 juin une déclaration relative au luttes des cheminots et des intermittents, aux conflits essonniens.

« Le PCF apporte tout son soutien aux revendications portées par les cheminots mobilisés pour le retrait de la réforme ferroviaire présentée à l'Assemblée Nationale.

Ce texte, qui prétend réunifier RFF et SNCF afin de réduire les coûts d'une structure en doublon, prépare en réalité l'élargissement de l'ouverture à la concurrence du transport ferroviaire exigée par l'Union Européenne. Le gouvernement entend en effet créer une société unique en façade, mais trois entités dans les faits, pour renforcer la séparation entre gestion des infrastructures et exploitation du réseau.

Le scénario est écrit à l'avance. L'exploitation des voies, éminemment rentable, sera captée par le marché privé tandis que les infrastructures seront laissées à la seule responsabilité du secteur public, qui se retrouvera seul à rembourser la dette de 44 milliards d'euros qui devait financer un réseau ferré public et de qualité. Avec le libéralisme, c'est toujours la même rengaine : privatisation des profits et nationalisation des pertes.

Le PCF condamne fermement cette prise en otage du bien collectif et de l'investissement public par la concurrence privée, et s'associe aux propositions formulées par les syndicats en grève. Il demande une réunification réelle de la SNCF et de RFF au sein d'un organisme public possédant le monopole du chemin de fer et de son exploitation. C'est seulement à cette condition que sera garanti un service public juste et efficace.

Le ferroviaire ne peut être laissé aux mains de la concurrence et du marché. C'est un enjeu stratégique national, une garantie fondamentale de la souveraineté de la France et de l'égalité des territoires. 

Par ailleurs, le PCF soutient la proposition faite par la CGT de confier à une structure de défaisance la dette du système ferroviaire. Il est inacceptable que celle-ci pèse sur les conditions de travail et de vie des travailleurs du rail, ou sur les investissements en rénovation et modernisation du matériel et du réseau.

La lutte contre le démantèlement du service public, est l'affaire de tous les Français. Le PCF appelle le gouvernement, le Premier Ministre M. VALLS, à refuser de s'engager dans le sillon des politiques d'ouverture à la concurrence, dont les effets plus que néfastes ne sont plus à prouver.

Quant aux intermittents, il y a des parallélismes dans ces mobilisations avec les cheminots. Parce que nous pensons qu'il ne peut y avoir de politique de gauche sans une grande ambition pour l’art et la culture, le Parti Communiste s'associe aux nombreux appels qu'ont adressés les organisations professionnelles, les élus et les acteurs culturels au Ministre de la culture, au Ministre de l'emploi et au Premier Ministre.

Il est demandé à ces derniers de ne pas ratifier l’accord sur l’assurance chômage du 22 mars dernier. En dépit de l’opposition des deux syndicats majoritaires (CGT-CGC), cet accord devrait entrer en application dès le 1er juillet prochain.

Il s’agit d’un véritable déni de démocratie sous la pression du patronat et d’un passage en force que nous condamnons avec la plus grande vigueur. Le PCF renouvelle sa solidarité avec les intermittents en lutte dont il soutiendra toutes les actions qu’ils jugeront utiles de mener.

Pourtant, comme le rappelle plus d'une soixantaine de signataires dans une lettre adressée au Premier ministre, une alternative existe !

Le gouvernement doit refuser l'agrément. Des propositions précises pour une réforme équitable et durable ont été formulées, après un long travail entre les organisations professionnelles et le comité de suivi parlementaire. Elles demeurent ignorées par le patronat et les signataires de l'accord du 22 mars, alors même que chacun sait que si le gouvernement l'agréait, cet accord pénaliserait très lourdement les salariés les plus précaires et les structures les plus fragiles.

Le gouvernement serait bien inspiré d’entendre les protestations non seulement des professionnels de la culture mais également des centaines de parlementaires et d’élus locaux qui défendent le développement et l’aménagement culturel de leurs territoires. Les artistes, techniciens et professionnels du spectacle ne demandent pas l’aumône, mais la reconnaissance par la nation du rôle essentiel qu’ils jouent dans la vie économique, sociale et culturelle de notre pays.

Dans le même temps, la Fédération du PCF, soutient le mouvement des postiers en Essonne qui se battent contre les plans de restructurations envisagées ou mises en œuvre par la direction de la Poste, pour les usagers, pour leurs conditions de travail, menacées par les projets obéissant à une logique financière, de rentabilité, pas au service public, garantissant l’égalité des citoyens.

 

Tout comme nous avons soutenu les luttes des salariés des cars d’Orsay, mobilisés pour leurs conditions de travail et leurs salaires, qui ont trouvé une issue à ce conflit, en obtenant des avancées notables. Nous serons attentifs également, à ce qui se trame au niveau de la Recherche et de l’Enseignement supérieur, soumis à des objectifs visant à leur remise en cause par les coupes budgétaires prévues, touchant les campus d’Orsay comme la Fac d’Evry.

 

Les salariés, les élus-es communistes, seront toujours à leurs côtés dans leurs mobilisations, et pour chercher ensemble les conditions de rassemblement le plus large pour construire une autre politique de gauche dont la France a besoin. » 

 

Corbeil-Essonnes le 19 juin 2014

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