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Déclaration de Pierre LAURENT

Déclaration de Pierre Laurent

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Communiqué du PCF de Brétigny sur Orge

Voici un an, Brétigny était marquée par une catastrophe ferroviaire, qui fit sept morts, de nombreux blessés et laissa des traumas psychologiques conséquents chez les passagers du Paris-Limoges. L’été fut meurtrier. Nous rendons hommage à la mémoire de toutes les victimes de ce dramatique accident qui nous a tous bouleversé.

La ville, les Brétignolais furent choqués, mais solidaires. Les secours, tous services confondus firent la démonstration de leur efficacité, de leur professionnalisme, tout comme les personnels communaux et les cheminots exemplaires. Qu’ils en soient remerciés encore aujourd’hui pour leur sens du service public !

Depuis l’enquête a produit des éléments sur les causes de ce drame.

L'expertise de l'accident ferroviaire de Brétigny-sur-Orge,  souligne "l'état de délabrement jamais vu ailleurs" du réseau, ainsi que la mauvaise gestion de la maintenance des rails. Ce n'est pas une surprise pour ceux qui suivent ce dossier de près. Depuis des années, le syndicat CGT tente d'alerter quant à l'usure et au délabrement du réseau. En vain.

Comment garantir la sécurité des voyageurs alors que le service public du rail est en plein démantèlement, et que la mise en concurrence menace à l'horizon? La SNCF n'a pas cessé de réduire ses investissements de maintenance tout en exigeant davantage d'efforts de la part de ses salariés, voire en sous-traitant des activités essentielles, comme le remplacement des rails, à des intervenants privés et sous-qualifiés. De son côté, l'Etat s'est de plus en plus désengagé, réduisant continuellement le montant de ses dotations.

Si l'on cherche des responsabilités dans cet accident, il faut avant tout admettre qu'il aurait pu être évité si les mises en garde des cheminots avaient été entendues -mais la course à la rentabilité l'a emporté, et la SNCF a préféré investir dans le tout TGV, le transport routier ou en acquérant des parts de capital d'entreprises étrangères.

En 2000, suite à un accident ayant coûté la vie à quatre personnes, le Royaume-Uni avait décidé de revenir sur la privatisation du rail, comprenant que les exploitants privés du réseau ferroviaire n'étaient pas à même de garantir la sécurité des voyageurs.

La mise en concurrence, le démantèlement ou encore la remise en cause du statut de cheminot sont autant de menaces pour la sécurité et l'efficacité de notre système de transport et pour les Français. La réforme ferroviaire du gouvernement va aggraver la situation.

Nous ne devons pas attendre un nouvel accident mortel avant de comprendre qu'un grand service public ferroviaire est indispensable. Il doit être garanti, conserver le monopole du rail, et soutenir l'investissement que nécessite le réseau ferré français, qui doit demeurer l'un des meilleurs au monde.

Après la catastrophe ferroviaire de Brétigny, ensemble nous disons : plus jamais ça !

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