Fédération de l'Essonne

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14 avr.17:30
 

L’enseignement supérieur et la recherche sont, depuis une dizaine d’années, en pleine restructuration avec  la loi sur le Pacte pour la Recherche et la Loi Relative aux Universités et dernièrement la loi Fioraso. L’Essonne est particulièrement concerné, avec les Universités d’Orsay et d’Evry, le CNRS, le CEA, les Grandes Ecoles, le Génopôle à Evry, mais aussi des entreprises privées, comme Thalès, le centre de recherche de Danone et maintenant le groupe Safran qui vient d’implanter un laboratoire de biologie à Châteaufort ou demain le centre de recherche d’ERDF.

Tous ces centres et entreprises, ainsi que des pôles de compétitivité sont aujourd’hui regroupés dans l’Etablissement Public Paris Saclay, maitre d’œuvre des transformations et nouvelles constructions sur le plateau.

En ce qui concerne  les universités et les établissements  de  recherche, la loi Fioraso les oblige à se regrouper en une Communauté d’Universités et d’Etablissements (COMUE), qui prendra le nom d’Université Paris-Saclay. Les élections au futur conseil d’administration devraient se tenir ce mois-ci. La politique de cette  « nouvelle  Université Paris-Saclay »  est engagée depuis une décennie vers des projets d’  « excellence », le court terme, le transfert de la recherche vers le monde socio-économique et la réduction des coûts. Ce qui redonnerait à la recherche française  une forte visibilité pour la faire remonter dans les classements internationaux (classement de Shangaï) et attirer les chercheurs considérés « excellents ».

Malgré la belle enveloppe proposée, c’est la même politique qui prévaut,  l’austérité ! Baisse des  budgets, diminution des personnels statutaires, alors que les emplois précaires sont en forte progression. Pourtant, s’il était attribué autrement le crédit impôt recherche pourrait permettre de résorber la précarité. Les luttes initiées par Sciences en Marche, à la fin de l’année dernière ont montré une présence importante de jeunes  dans ce mouvement, concernés  par ces emplois.

D’autres questions se posent : le manque de démocratie, tant pour les personnels que pour les populations, le manque d’infrastructures qui ne suivent pas en fonction des constructions nouvelles, les transports qui seront opérationnels dans plus de 10 ans, la densification sur le plateau, le lien entre recherche, université, industrie et territoires, etc.

Comment répondre à toutes ces questions, si nous ne prenons pas le temps de la réflexion, avec l’ambition d’élargir à tous ceux qui sont peu ou prou concernés ou qui ont envie de travailler sur ces questions.

Nous vous proposons de nous rencontrer le mardi 14 avril, à 18 h 30

A la section d’Orsay, 23 rue de Lattre de Tassigny

Avec la présence de Philippe CAMO, secrétaire départemental de l’Essonne.