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François Fillon à Palaiseau : Le Maire G. de Lasteyrie confirme son soutien au candidat de la droite dure.

Le Maire G. de Lasteyrie reçoit ce mardi à Palaiseau (mardi 18 avril salle Guy Vinet à 19h) F.Fillon, candidat à l’élection présidentielle, mis en examen en mars dernier pour détournement de fonds publics, complicité et recel de détournement de fonds publics, complicité et recel d’abus de bien sociaux.

Cette réception intervient au moment où F. Fillon vient d’annoncer son intention  de nommer, en cas de victoire, des ministres « Sens Commun », le mouvement extrémiste anti-mariage gay.

Loin de l’image « moderne » que le Maire souhaite donner de lui-même, force est de constater son soutien indéfectible depuis le début de la campagne au candidat de la droite la plus rétrograde.

Sur le thème «le Plateau de Saclay au cœur de l’innovation française », François Fillon débattra en comité restreint avec le patronat local soutien du candidat.

Outre le Maire de Palaiseau, sont annoncés pour animer la soirée C. Nourissat présenté comme Professeur des universités, l’invitation oubliant ses qualités d’ancien recteur d'académie de Dijon et conseiller spécial de François Fillon et le chef d’entreprise P. Hayat .

 

Entreprenariat et Enseignement Supérieur et Recherche : François Fillon peut se prévaloir d’une certaine expérience dans ces domaines.

Adoptée en 1996 la directive sur les travailleurs détachés dans les pays de l’Union européenne n’a jamais été remise en cause depuis, en dépit du passage de François Fillon au ministère du Travail de 2002 à 2005 inclus, puis de sa présence à Matignon de 2007 à 2012.

Comment croire alors le candidat Fillon sur sa promesse de vraiment combattre cette logique de dumping social qui fait tellement de mal aux PME françaises ?

En ce qui concerne l’Enseignement supérieur et la Recherche, François Fillon, non content du

fiasco de la loi Pécresse adoptée par son gouvernement en 2007, promet un acte II de l’autonomie des universités avec sélection et augmentation des droits d’inscription alors que

la moitié des étudiants sont obligés de travailler pour financer leurs études.

Ce dont nous avons besoin au contraire c’est d’une politique industrielle affirmée pour faire face aux grands défis de la transition écologique, de l’irruption du numérique de nouvelle génération, du niveau de son effort de recherche en particulier publique.

Sur l’entreprenariat, François Fillon fait partie des promoteurs d’une Union européenne où prévaut la règle de « concurrence libre et non faussée », où aucun objectif d’harmonisation sociale n’est clairement fixé, nous ne pouvons que constater les ravages considérables de la

spirale de ce dumping social en particulier dans les secteurs de l’industrie, du bâtiment et des

travaux publics, de l’agriculture et depuis quelques années de l’événementiel (salons, congrès, compétitions sportives…).

Nous sommes maintenant passés à un écart de salaires de 1 à 10 entre la Bulgarie et le Luxembourg où le salaire minimum est le plus élevé aujourd’hui.

Adoptée en 1996 la directive sur les travailleurs détachés dans les pays de l’Union européenne n’a jamais été remise en cause depuis , en dépit du passage de François Fillon au ministère du Travail de 2002 à 2005 inclus, puis de sa présence à Matignon de 2007 à 2012.

Comment croire alors le candidat Fillon sur sa promesse de vraiment combattre cette logique

de dumping social qui fait tellement de mal aux PME françaises ?

Et si François Fillon s’est dit opposé à l’impopulaire TAFTA lors des primaires, 100% des députés européens « les Républicains » avaient voté en faveur de l’ouverture de négociations pour un marché transatlantique en 2015. 

Ce dont nous avons besoin au contraire c’est d’une politique industrielle affirmée pour faire face aux grands défis de la transition écologique, de l’irruption du numérique de nouvelle génération, du niveau de son effort de recherche en particulier publique, de la construction au niveau européen de coopérations entre grandes entreprises ainsi qu’entre ces dernières et les PME ou ETI qui constituent la vascularisation des territoires. Et ce dont ont vraiment besoin les PME c’est de changer les règles et les critères du crédit des banques, les rapports entre grands donneurs d'ordre et sous-traitants, en obligeant à la coopération des grandes sociétés avec les PME pour partager les résultats des recherches et permettre à ces dernières d’accroître considérablement le niveau de qualifications de leurs salariés.

Nous avions eu l’occasion de nous exprimer sur ce sujet lors d’une visite du plateau de Saclay de François Fillon, alors premier Ministre en 2012 et au moment du débat sur le futur métro

automatique du Grand Paris en 2015.

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